Création sous chapiteau mai 2019...

Beaucoup d’entre nous se font tatouer des icones macabres sur la peau, quelques-uns s‘amusent à raser les falaises suisses à 280kmh en skysuit ou tentent une figure à 15m du sol sans filet.Une grande majorité préfère regarder des films ou séries de gangsters, sérialkillers, de guerre ou de science-fiction dans lesquels on assiste à la morts de centaines de personnes, tout en mangeant sa pizza. D’autres, tout aussi nombreux, passent des heures sur des jeux vidéos à mourir et repartir au combat, à éliminer des enemi-e-s  de toutes les manières possibles et imaginables, des plus farfelues aux plus violentes et réalistes.

 

Malgré tout cela, nous constatons que nous sommes assez démunis quand la mort surgit concrètement dans nos vies et qu’il s’agit de l’appréhender, de la célébrer et de s’y confronter. Une certaine maladresse et timidité apparaîssent souvent face aux rituels mal maitrisés, qui consistent très fréquemment à subir une suite de contraintes administratives.

Pourtant, notre conscience de la mort serait le terreau de nos civilisations, le point de départ de ce qui fait société. De cette capacité d’abstraction ont surgit les pratiques et formes artistiques les plus diverses. D’abord, par la création de rituels, de chants et de danses, puis de mythes et de légendes. S’interroger sur l’apparente pauvreté et l’assèchement de nos rituels funéraires,voilà le terreau de notre recherche pour cette création. Une inspiration en écho au bon vieux cliché qui veut qu’on tutoie la mort sous un chapiteau et que c’est le lieu où l’on peut être témoin de cette joute vieille comme le monde.

 

Comment, au travers de nos inspirations et pratiques contemporaines, pouvons-nous la représenter ? Comment en parler, comment la jouer, la tromper ou la discuter ? Quelle vibration artistique émane de notre relation aux rituels, aux mythes ? Quelle puissance vitale en découle?

Avec Mehdi Azema, Nathalie Mauriès, Aude Martos, Arnaud Gasselin, Baptiste Pradeau, Julie Delaire, Max Delaire, Mike Mccalum et Valo Hollenstein.

Mise en scène : Lorca Renoux épaulé par Louison Lelarge et Cyril Pernot.

Régie Générale : Thomas Khomiakoff

Régie son : Simon Remaud

Régie lumière : Etienne Lecoq

Diffusion : Grit Krausse

Production : Romain Pachot